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Conseil 26 décembre 2006        

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Sud Ouest 26 décembre 2006

Etienne Dupin refusant de quitter son poste, le Conseil s'est soldé par la démission massive de la majorité.

Des élections a venir.

La réunion du Conseil municipal n'a pas duré bien longtemps vendredi soir. Le temps de quelques explications.

Claude Frauciel demande à Étienne Dupin la nature de l'ordre du jour. Le maire isolé, depuis la fronde de la totalité de sa majorité (onze élus) et la démission des adjoints de leur fonction (voir SO du 25 novembre), rappelle le "casus belli", le désaccord de sa majorité sur le vote d'une délibération portant sur l'aménagement d'un terrain pour le stationnement des gens du voyage.

Puis il estime que sa majorité a profité de son absence « pour exprimer son désaccord, ce qui est inacceptable ».

«Des avis autorisés m'ont dissuadé de démissionner. La République a ses règles », poursuit le maire. Ancienne adjointe, Véronique Vollaire coupe court : « M. le maire ne m'inspire plus aucun respect. La crise de confiance est énorme. Tant qu'Étienne sera maire, il est hors de question que je m'associe à la gestion municipale ».

Tu nous as menacé sur nos portables pour que l'on revienne sur notre vote, renchérit Bruno Trénit. Tu as eu  mépris pour nous .

« Tu nous as transmis une lettre de démission que tu n'as jamais envoyé au préfet », dit une autre.

« C'était un projet. Elle n'est pas signée », répond le maire.

« il y a du travail fait à Landiras, relance Pierre Dutour, Mais tu n'es pas pour grand chose dans le programme. Même pour le social, nous n'avons pas eu ton soutien. Rappelez‑vous de la bagarre pour faire passer les aide‑ménagères en employées municipales !».

Mal profond.

Face à cette pluie de reproches, l'opposition, « toujours écartée du travail municipal », s'interroge, par l'entremise de Claude Frauciel puis Pascal Courtabessis. « Même s'il y a des désagréments entre vous, je suis surpris que vous n'alliez pas au terme de vos responsabilités. Nous ne voudrions pas que ça nuise a la gestion globale de la

commune. J'ai du mal à concevoir que l'on en arrive là ».

Véronique Bollaire et Bruno Trénit affirment que le mal est profond, le désaccord sur l'aménagement du terrain n'est que la goutte d'eau de trop... « Il y a des règles à respecter par tous, y compris le maire. Il n'agit pas de façon correcte et n'a plus sa place ici »,

« Landiras mérite un maire honnête et droit »,

« rester caché en attendant la fin du mandat n'est pas une solution »...

Étienne Dupin reprend la main pour le vote du soir : élire au moins un adjoint pour achever le mandat. Si le conseil n'y parvient pas, il faudra que les Landiranais votent pour compléter leur conseil et ainsi remplacer Maryse Rebeillat et Philippe Dupuy, déjà démissionnaires.

Comme on pouvait s'y attendre, personne n'est candidat à la fonction d'adjoint et Étienne Dupin lève la séance. Bruno Trénit prend alors la parole et adresse solennellement au maire : « Est‑ce que tu démissionnes ? »

« Aujourd'hui, non », répond Étienne Dupin.

Du coup, les onze conseillers de l'ex-majorité viennent tous déposer leur lettre de démission sous le nez d'un maire impassible et silencieux.

Cet ultime rebondissement change tout : les Landiranais vont devoir élire treize représentants, lors d'élections municipales partielles dont la date sera fixée par la préfecture.

La face du nouveau conseil municipal pourrait en être changée.

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